Erny, Emmanuelle
Emmanuelle Erny a couru (littéralement) le monde, depuis la France et l’Ecosse jusqu’à l’Ontario. Faiseuse d’histoires depuis toujours, et pédagogue depuis longtemps, ses deux passions cohabitent constamment dans ses publications : une grammaire ludique (oui, c’est possible) et un roman policier aux indices musicaux… La tendance se précise avec Charlotte au pays des mots, un roman *orthodidacte* où la fantaisie rejoint la grammaire.
Genres littéraires
Article
,Nouvelle
,Roman
,Roman policier
Types d'interventions
Animation
,Atelier de création (grand public)
,Atelier de création (jeunesse)
,Causerie
,Conférence
,Enseignement
,Formation
,Lectures publiques
,Participation à des jurys
,Rédaction
,Rencontres littéraires
,Tables rondes
Publications
La septième harmonique, Roman, Autopublication, Ottawa, 2018, 190 pages.
Le problème numéro un de l’Homme, ne serait-ce que chronologiquement, c’est de naître jeune.On naît, on se fréquente au jour le jour, et ce gros plan continu de nous-mêmes nous cache, paradoxalement, les changements que le temps opère sur notre apparence, et même sur notre caractère. « Je suis moi, je ne change pas ! », pense-t-on, et on en tire la conclusion qu’on est jeune par essence, que c’est une composante intrinsèque de notre personnalité. Que les vieux sont une race à part, quelque chose qu’on ne connaîtra jamais, parce que nous, on est nés jeunes…
Et pourtant, dès qu’on a arrêté de grandir, on commence à vieillir.
Raoul est passé à côté de cette vérité séculaire, et il frôlé la catastrophe.
Moi, je n’ai rien à craindre de ce côté-là, je suis protégé par ma calvitie. Tous les jours, les fils du temps se cassent entre les dents du peigne. Un moment, j’ai été tenté de les garder, ces soies fines qui firent un jour partie de ma tête, pour mieux me représenter le temps qui passe. Mais à quoi bon ' Je me livre quotidiennement au jeu de miroir qui consiste à examiner ma calvitie ; il y a encore quelques mois, c’était une petite île, la Corse tout au plus. A présent, on jurerait l’Australie. Cette auréole qui s’élargit matérialise pour moi le temps qui passe.
Raoul, lui, a toujours tous ses cheveux. Si Raoul les avait perdus comme moi, il ne se serait pas égaré dans ce qui pro quo temporel.
Le bonheur, parfois, ne tient qu’à un fil.
Requiem Blues, Roman policier, L'Harmattan, Paris, 2006, 222 pages.
Un roman policier (sans policier) dans l'univers symphonique et jazz, où les indices sont... auditifs. Un polar musical, entièrement écrit en clé de sol...
Prix et distinctions
Prix du livre d'Ottawa 2025







