Barricades mystérieuses

Nicole V. CHAMPEAU,
poésie, Vermillon, Ottawa, 2011, 111 p.

Pour son essai, Pointe Maligne. L’infiniment oubliée, Nicole Champeau recevait le prix du Gouverneur général et le prix Émile-Ollivier.

Dans Barricades mystérieuses, en préambule, la poète écrit : « Se dressaient des barricades. Mystérieuses, oui. Écran, mur, obstacle, défense : palissade, barrage, portage, grille, treillage… tous mes repères brouillés. Il me fallait mettre de côté la prose. Je franchissais une frontière incertaine.» J’ai demandé à Nicole Champeau de nous parler de ces barricades mystérieuses, parfois obstacles, parfois ouvrant grand le passage ? Écoutons-la.

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Des barricades visibles ou invisibles mais toujours bien réelles. On les éprouve au cœur de soi, autour et plus loin. Elles apparaissent, disparaissent, au gré de la musique des lieux, car ici, la poète musicienne module avec ferveur des poèmes fluides, emportés à travers remous, courants et contre-courants, en amont d’un fleuve jusqu’à sa source.

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Andrée Lacelle – Au cœur des mots

Nicole V. Champeau est originaire de Cornwall, en Ontario. Les vastes paysages de forêts et d’eau de cette province, et surtout le fleuve Saint- Laurent, sont les lieux de poésie qui l’ont profondément marquée. Elle habite maintenant Ottawa. Elle a reçu le Prix Huguette-Parent en 2010 – prix remis annuellement par le Regroupement des organismes du patrimoine franco-ontarien (ROPFO), pour l’ensemble de son œuvre sur le fleuve Saint-Laurent.